Rhalala la nouvelle année et ses bonnes résolutions. Eviter de se coucher trop tard, croquer la vie à pleines dents, dire à nos proches que nous les aimons, arrêter de fumer ou de boire, devenir un peu plus gentil et tolérant avec les crétins qui nous entourent, faire un régime ou se mettre au sport. Oui, tout ça tout ça. Cependant, s’il y a bien une chose qui ne change pas d’une année à l’autre, c’est bien la réception de messages à caractère(s) informatif ou commercial qui pourrissent nos boîtes aux lettres électroniques et qui nous invitent la plupart du temps à acheter des produits biohasardeux inventés par les plus grands docteurs en poubelopathie et surtout en escroquerie. Certains peuvent faire sourire, à l’image de ces composés censés faire augmenter spectaculairement la taille de la bibite. D’autres ciblent parfaitement les innocentes victimes capables de faire n’importe quoi pour augmenter la durée d’une partie de jambes en l’air ou perdre quelques kilogrammes. Mais à quoi peuvent bien servir ces pseudo-médicaments?
Hein? A quoi?
Les régimes miraculeux
Le Xenical est un produit qui aurait pu être sympatoche s’il fonctionnait vraiment et surtout s’il n’était pas utilisé par les minettes souhaitant perdre quelques kilos avant l’été, détournant ainsi son indication chez les obèses. En théorie, le médicament empêche l’absorption des graisses par l’intestin. Seuls les sucres et les protéines franchissent la barrière intestinale, le gras passant directement dans les selles. En contrepartie, l’utilisateur se transforme en usine à gaz, le ventre triple généralement de volume, les selles sont crémeuses et graisseuses, et les jolies culottes rapidement ruinée par de fort jolies taches d’huile. L’achat de couches pour adultes est vivement conseillé. Bonne année et bon appétit.

D’autres produits sont ou ont été commercialisés, mais sont bien plus dangereux. Ainsi l’Acomplia a-t-il été autorisé en Europe il y a presque trois ans en traitement adjuvant du régime et de l’exercice physique pour les patients obèses ou en surpoids. En résumé, ce fabuleux produit était censé faire perdre du poids à certains patients avec facteurs de risque cardio-vasculaires (plus un individu est en surpoids, plus ses artères et son coeur sont pourris). Depuis sa commercialisation, les professionnels de la professions se sont aperçus que son efficacité était très limitée. Tondeuse sur la pelouse, la survenue d’effets psychiatriques très importants a conduit les autorités de santé à suspendre en toute urgence sa commercialisation en Europe. Ce produit est encore en vente sur de nombreux sites internet. L’un d’entre eux propose la pilule à cinquante centimes d’euro. Une mauvaise traduction en français, via Google translation, est même disponible pour les clients réfractaires à l’anglais. Le site indique notamment que tous les produits que la firme vend sont produits et délivrés d’Inde. Mais le consommateur est rassuré en apprenant que le fabricant se trouve dans une zone offshore et qu’il n’exploite aucun enfant.

On se souvient également des ravages du fameux Isomeride dans les années 90 et ses cas d’hypertension artérielle pulmonaire (maladie grave et souvent fatale). Le médicament a été retiré du marché en 1997. Le coupe-faim, ciblant principalement les sucres, s’est révélé être un dangereux allié pour perdre du poids. Des groupes de victimes se sont constitués. Ambiance mortelle.
Les stimulateurs de quequettes mollassonnes
Le Viagra est utilisé pour le traitement de l’impuissance chez l’homme adulte, ce qui correspond grosso merdo à l’incapacité d’obtenir ou de maintenir une érection du pénis suffisante pour une activité sexuelle satisfaisante. Mais attention, une stimulation sexuelle est requise pour que le produit soit efficace. Le médicament n’est délivré que sur ordonnance. Comme tout médicament, de nombreux effets secondaires ont été observés. Migraineux, passez votre chemin. Le produits ne doit également pas être utilisé chez les hommes souffrant de maladies cardiaques graves telle une insuffisance cardiaque grave. De plus, il ne peut pas être utilisé par des patients qui ont subi une perte de la vision en raison d’un problème lié à un afflux sanguin vers le nerf optique ou chez certains patients prenant certains médicaments utilisés pour soigner l’angine. En résumé, les amateurs de sensations fortes peuvent claquer du coeur pour une partie de baise. La petite pilule bleue classique est vendue au prix de un euro. Des déclinaisons sont également disponible, tel le Viagra Super Actif (jamais commercialisé dans les circuits légaux) et le Viagra Professional (certainement vendu pour les gigolos). le Cialis (pilule jaune poussin) est également mis en vente par les margoulins de la pharmacie. Les cochonnes les plus téméraires (gruik gruik) peuvent toujours tenter le Female Viagra, idéal pour chatouiller les ovaires et faire grimper aux rideaux. Yeah baby.
La rumeur laisse sous-entendre que les médicaments commercialisés par certains sites sont les répliques exactes de vrais médicaments. Les médicaments originaux, respectant de strictes règles de production et de contrôle, peuvent tous potentiellement avoir de graves effets indésirables. Consommer des produits achetés sur internet relève donc de l’inconscience.
Un peu comme jouer à la roulette Russe. Pan. 
Autant se payer un bon gros film de boules pakistanais ou souscrire un abonnement à un club de sport (ou les deux) pour la nouvelle année. Hopla! Bouge ton corps. Ondule, bouge bouge!
N’ayant pas envie de rester sur une déception après ma pénible expérience
C’est en parcourant les rayons de mon supermarché préféré ce week-end (ma vie est décidément passionnante) à la recherche de pâte feuilletée (ouhlala quelle aventure, que de passion, de suspens et de folie) que j’ai compris à quel point le consommateur bobo lambda se fourrait le doigt dans l’œil jusqu’au coude en privilégiant systématiquement un produit dit bio à un produit traditionnel, industriel ou pas. Bio ne signifie pas grand chose pour moi. J’ai déjà abordé ce sujet. Un produit bio alimentaire est par définition un produit élaboré à partir de matières premières issues au moins à 97 pourcent de l’agriculture biologique. Pour la cosmétologie, c’est un peu plus vague car plusieurs labels français et étrangers se bouffent le nez. Ainsi chaque label possède-t-il sa spécificité, même s’ils semblent tous plus ou moins exclure les produits issus de la pétrochimie et les organismes génétiquement modifiés.
Ce titre n’est pas un hommage lointain au “père Noël est une ordure” mais décrit l’une de mes sales manies. Je peux facilement passer pour un psychorigide de l’attrape poussière et de l’éponge magique magique Monsieur Propre qui efface toutes les vilaines traces de saleté sur n’importe quelle surface. Cependant, si le rangement ne me pose aucun problème, il m’est génétiquement impossible de jeter ou de trier. Je garde ainsi presque toutes les unes de journaux depuis une quinzaine d’années, une quantité incroyable de magazines, de vieilles chemises toutes pourries, des chaussures que je ne porte plus depuis de nombreuses années. Il m’arrive, rarement, de prendre mon courage à deux mains en consacrant un week-end entier à ranger et à trier mes affaires. Je squatte le salon et étale une quantité incroyable d’objets et de paperasse sur le parquet. Je trie facilement le courrier, remplis un sac destiné à la poubelle (recyclable, la jaune) et un autre destiné aux affaires dont je ne sais que faire, mais qui ont certainement une utilité pratique ou sentimentale car je préférerais m’arracher un rein plutôt que de les confier aux éboueurs. A chaque période de maniaquerie correspond un sac dit à merdes, appellation brevetée par mon cher et tendre compagnon.
Je ne fume pas, je ne bois pas d’alcool, je ne me drogue pas, mais qu’est-ce que je peux consommer comme litres de cette célèbre boisson américaine pétillante à base de caramel, d’acides phosphorique et citrique, d’aspartame et d’acésulfame K, d’extraits végétaux et enfin de caféine. J’ai déjà abordé le thème de ma 










